Comme avant.

La maison est vide.

Ou pleine. Ça dépend du point de vue.

Vide de vie à part la mienne, je vais le dire de même. 

Vide de petits cris. Vide de rires en cascades aussi. Vide de bols de collations trouvés partout. Vide de bas mouillés laissés en tas sur le tapis.

Plancher vide de caillots de bouette issu des petites espadrilles brunies. Vide de courses folles entre le trampo et le congélo, en quête d’un Mister Freeze. Vide des petits cheveux collés au front pendant le sommeil profond.

Mes amours sont partis remplir de toute leur vibrante vie, une autre maisonnée. Momentanément.

Et comme dit ma Lélé, c’est ben alright. 

À l’annonce de leur exil temporaire, des airs ahuris: mais tu vas donc ben t’ennuyer!!?! Qu’est-ce que tu vas faaaaaiiiiire?!?! 

D’abord, travailler en cinglée.

Ensuite, la vérité? Après 4 jours, je vous le donne en mille. Aucun ennui.

Jugez moi, allez-y.

Non pas d’ennui. Des pensées certes, attendries. Les clichés d’eux tantôt au bord du fleuve, tantôt qui jouent avec les animaux sont reçus avec un sourire. Je les trouve chanceux de faire le plein de ces souvenirs.

À l’annonce de leur départ, j’ai aussitôt voulu remplir le peu de mon temps libre de tous ces rendez-vous toujours remis, ces cafés jamais pris, ces films jamais vus, ces restos jamais essayés, ces brunchs toujours reportés. Besoin de me garrocher partout, d’optimiser chaque soirée de pause, chaque jour de congé. Puis, la raison est arrivée.

Je veux être AVEC MOI.

Prendre du temps pour moi, chez moi. À manger (chaud) à l’heure de mon choix, me coucher tôt  (plate de même) parce que la routine du dodo n’est pas à faire, je peux donc vaquer doucement à la mienne.

Et dans ce vide de vie d’enfant chez moi, je tente de faire le plein de ma vie à moi.

Me reposer, lire, écrire, profiter du silence. Profiter de ne pas être interrompue dans mes pensées furtives. Faire le plein de ce qui me manque parfois de ma vie d’avant. Du pas prévu, du pas d’horaire. Mes envies comme guides.

Frigo plein de fromage de cajou (c’est bon en ta!) de légumes bio, de lait d’amande brassé au Vitamix (bébé fafa à réaliser).

J’apprend des textes ici et là. Je cherche un chalet sur le net même si j’en cherche pas.

Il fait gris et je m’en fous,  Dalida dans le piton fait le boulot.

Et la pensée que mes amours partagent leur petites vies lumineuses et tendres avec d’autres qui les aiment, me réjouit.

Après 4 jours, non pas d’ennui. Un peu de tournage en rond en quête d’un lavage de petits pyjamas colorés, certes. L’ennui arrivera bien à point dans quelques jours. Chaque chose en son temps…

En attendant, je m’en vais me faire masser,

Ok Byyyyye!

 

IMG_9200 (1)

Crédit photo: Patrick Belzile

 

 

 

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Une réflexion sur “Comme avant.

  1. Aucun jugement ! « C’est ben alright » de prendre aussi du temps pour soi, se coucher de bonne heure si ça nous tente, manger chaud ….oh que tu as raison, c’est si rare quand on a de jeunes enfants. Et puis, tes enfants ne sont pas malheureux, ils passent de bons moments et auront plein de choses à te raconter quand tu les retrouveras. En attendant, fais tout ce que tu as envie de faire à l’heure qui te convient ;-). Toujours un plaisir de te lire chère Catherine. xxx

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